Les Traumatismes psychologiques : Les comprendre et surmonter
Les Traumatismes Psychologiques : Comprendre et Surmonter les Séquelles Psychologiques
Mis à jour le 25/02/2025
Sommaire de l'article
- Les Traumatismes Psychologiques : Comprendre et Surmonter les Séquelles Psychologiques
- Définition des Traumatismes Psychiques
- Etablissement de la notion traumatique
- Troubles du Stress Post-Traumatique (TSPT)
- Apparition du Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)
- Symptômes du Troubles de Stress Post-Traumatique (TSPT)
- Les différents types de traumatismes psychologiques
- Causes et facteurs contributifs
- Construction d'une notion anxieuse traumatique
- Symptômes des traumatismes psychologiques
- Conséquences des traumatismes psychologiques
- Conséquences anxieuses d'un traumatisme psychologique
- Mécanismes de défense lors d'un traumatisme psychique
- Traitements et Stratégies d'Intervention
- Les aidants dans les notions traumatiques
- Exercices pratiques et vidéo d'hypnothérapie
- Cas clinique : Problématique anxieuse traumatique
- Résumé du cas clinique
- Glossaire
- Questions fréquentes
- Sources
Les traumatismes psychologiques sont des expériences émotionnelles intenses qui peuvent laisser des cicatrices profondes et durables sur la psyché humaine. Ils peuvent résulter de divers événements, tels que des accidents, des agressions, des catastrophes naturelles, ou des abus.
Dans cet article, nous explorerons en profondeur ce phénomène, ses causes, ses manifestations et les traitements possibles. Nous discuterons également des différents types de traumatismes psychiques et de leurs impacts sur la vie des individus concernés.
Les traumatismes psychologiques peuvent affecter tout le monde, influençant le bien-être mental et physique.
Comprendre les mécanismes des traumatismes psychologiques et les approches pour les traiter est essentiel pour aider ceux qui en souffrent à retrouver une vie équilibrée et saine.
Les approches thérapeutiques sont variées et souvent nécessitent une combinaison de techniques pour être efficaces.
La notion traumatique est une notion courante dans l’établissement des troubles anxieux, cependant, elle est souvent mal comprise.
Tout d’abord, le traumatisme psychique est souvent perçu comme une situation ou une expérience marquante et impactante tout à fait désagréable (pour ne pas dire plus).
Ainsi, ce qui est communément relevé comme une notion traumatique sont des actes particulièrement violents, que ces derniers soient de la violence physique, morale, ou sexuelle. Cependant, même si ces situations sont les notions traumatiques les plus représentées, ce ne sont pas les seules.
En effet, pour appréhender un traumatisme psychologique, il faut comprendre ce qui fait qu’un acte subi devient traumatique pour la personne.
Un traumatisme psychologique, n’est pas forcément une situation violente pour la personne qui le subit, mais une notion d’incompréhension. D’ailleurs, certaines personnes ayant subis des actes de violence, que l’on pourrait considérer comme d’emblée traumatiques, n’en sont pas toujours impactées via des troubles anxieux, cela dépend de comment l’information a été traitée par le cerveau.
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Définition des Traumatismes Psychiques

Un traumatisme psychique est une blessure psychologique causée par un événement bouleversant ou terrifiant. Ce choc émotionnel peut entraîner des effets à long terme sur la santé mentale et physique d'une personne. Les traumatismes psychologiques peuvent survenir à la suite d’événements tels que des accidents, des agressions, des guerres, ou des catastrophes naturelles. Ils peuvent également résulter de situations prolongées de stress intense, comme les abus émotionnels ou physiques.
Le CIM 10 (Classification Internationale des Maladies) définit le traumatisme psychique comme une réaction aiguë face à un facteur de stress, la notion traumatique apparaissant à la suite de l’effet de sidération :
Trouble transitoire, survenant chez un individu ne présentant aucun autre trouble mental manifeste, à la suite d'un facteur de stress physique et psychique exceptionnel et disparaissant habituellement en quelques heures ou en quelques jours.
L'apparition et la gravité d'une réaction aiguë à un facteur de stress sont influencées par des facteurs de vulnérabilité individuels et par la capacité du sujet à faire face à un traumatisme psychologique.
La symptomatologie est typiquement mixte et variable et comporte initialement un état "d'hébétude" caractérisé par un certain rétrécissement du champ de la conscience et de l'attention, une impossibilité à intégrer des stimuli et une désorientation.
Cet état peut être suivi d'un retrait croissant vis-à-vis de l'environnement (pouvant aller jusqu'à une stupeur dissociative), ou d'une agitation avec hyperactivité (réaction de fuite ou fugue). Le trouble s'accompagne fréquemment de symptômes neuro-végétatifs d'une anxiété panique (tachycardie, transpiration, bouffées de chaleur).
Il peut y avoir une amnésie partielle ou complète de l'épisode.
Pourquoi et comment un traumatisme psychologique peut se produire ?
Les traumatismes psychiques se produisent lorsque les capacités de coping (cognitives) d'un individu sont submergées par un événement ou une série d'événements stressants ou dangereux. Le cerveau et le corps réagissent de manière instinctive, souvent en déclenchant une réponse de lutte, de fuite ou de gel, destinée à protéger l'individu du danger perçu. Lorsque cette réponse est intense ou prolongée, elle peut laisser des séquelles profondes sur le plan psychologique.
Exemples de situations où des traumatismes psychologiques peuvent se produire :
- Accidents : Un accident de voiture grave peut provoquer un traumatisme psychologique en raison de la peur intense et de la douleur physique ressenties.
- Agressions : Les victimes d'agressions physiques ou sexuelles peuvent développer des traumatismes psychiques en raison de la violence et de l'humiliation subies.
- Catastrophes naturelles : Les survivants de tremblements de terre, d'ouragans ou d'inondations peuvent éprouver des traumatismes psychologiques en raison de la destruction et de la perte qu'ils ont vécues.
- Conflits armés : Les soldats et les civils vivant dans des zones de guerre peuvent souffrir de traumatismes psychiques dus à l'exposition constante à la violence et à la mort.
- Abus et négligence : Les enfants qui subissent des abus physiques, émotionnels ou sexuels, ou qui sont négligés, peuvent développer des traumatismes complexes qui affectent leur développement et leur bien-être à long terme.
Etablissement de la notion traumatique
Pour comprendre en détails comment fonctionne la notion traumatique, il est nécessaire de se pencher (un peu) sur le fonctionnement du cerveau, notamment la notion d’expérience et d’encodage des souvenirs.
Autant vous dire que je ne suis pas neurologue, donc cela va être une explication simpliste, mais qui permet de modéliser la naissance traumatique.
En soi, le cerveau est comme un très gros ordinateur qui acquiert des données (c’est-à-dire la réalité), qui la transforme pour la comprendre, l’appréhender, et ensuite la classe pour faciliter l’expérience et acquérir de nouveaux comportements.
C’est pour cela que nous allons plus facilement vers des expériences qui nous ont déjà apportées du plaisir, que vers des expériences négatives, car nous avons appris à les dissocier et à les classer.
Exemple de création de la notion expérientielle
Si l’on veut prendre un exemple, celui de la plaque de cuisson est banal, mais particulièrement compréhensible.
En effet, si vous mettez la main sur une plaque de cuisson chaude, la chaleur va stimuler vos récepteurs de la douleur (nocicepteurs) et envoyer le signal à votre cerveau de l’enlever de la plaque, c’est aussi ici qu’interviennent les notions de réflexes. À la suite de cette mésaventure, votre cerveau va chercher à créer son expérience. Et il va raisonner de cette manière :
Plaque chaude = douleurs, donc il ne faut pas poser la main sur une plaque chaude (mécanisme de conservation lié au mécanisme de survie) -> Création de l’expérience et du nouveau comportement.
La notion traumatique vient bloquer ce processus.
L'effet de sidération
Un traumatisme psychologique se déclare lorsque votre cerveau ne peut pas faire l’expérience de la situation vécue. En fait, un traumatisme psychologique correspond toujours à un effet de sidération.
L’effet de sidération correspond à une expérience vécue ne pouvant pas être interprétée et analysée par le cerveau, et ainsi ne pouvant donner lieu à la mise en place de comportement adaptés pour cette situation.
Et cela est un problème, voir un gros problème ! Le traumatisme psychique signifie l’apparition d’une information qui est présente et par conséquent à était vécue, mais qui ne peut pas être interprétée, ainsi cela va créer une notion de vide et forcé le cerveau à réagir.
Le vide, est une notion complexe à définir, car elle est propre à chacun et se manifeste sous la forme d’un ressenti et d’une perte de contrôle intense, en soi, c’est comme la sensation que « le sol se déroule sous vos pieds », ou que « votre monde s’écroule ».
Ainsi, votre cerveau ne pouvant interpréter la situation, il va la classer directement comme une situation extrêmement dangereuse, et déclenchée toutes les réponses possibles pour, soit vous en éloigner, soit vous signifier d’un danger.
Et je pense que vous l’avez déjà compris, mais ce que le cerveau met en place est attenant au mécanisme de survie et de conservation, ainsi, il déclenche une réponse anxieuse extrêmement importante, que l’on appelle une notion paroxystique.
La notion paroxystique est extrêmement intense, les troubles anxieux apparaissent subitement et sont d’emblés très importants (une montée de 0 à 100 très rapide), de plus, l’on retrouve souvent des atteintes d’angoisses, qui sont la forme anxieuse la plus intense.
Troubles du Stress Post-Traumatique (TSPT)
Pour continuer cette partie sur les notions traumatiques, il est nécessaire de discuter du stress post-traumatique.
Définition du Troubles de Stress Post-Traumatique (TSPT)
Le CIM X définit le syndrome de stress post-traumatique comme suit :
Ce problème constitue une réponse différée ou prolongée à une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée), exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus.
Des facteurs prédisposants, tels que certains traits de personnalité (par exemple compulsif, asthénique) ou des ressentis de type névrotique, peuvent favoriser l'apparition du syndrome ou aggraver son évolution ; Ces facteurs ne sont pas toutefois nécessaires ou suffisants pour expliquer la survenue du syndrome.
Les symptômes typiques comprennent la reviviscence répétée de l'événement traumatique, dans des souvenirs envahissants (« flashbacks »), des rêves ou des cauchemars ; ils surviennent dans un contexte durable d'anesthésie psychique et d'émoussement émotionnel, de détachement par rapport aux autres, d'insensibilité à l'environnement, d'anhédonie et d'évitement des activités ou des situations pouvant réveiller le souvenir du traumatisme psychologique.
Les symptômes précédents s'accompagnent habituellement d'un hyperéveil neuro-végétatif, avec hypervigilance, état de qui-vive et insomnie, associés fréquemment à une anxiété, une dépression, ou une idéation suicidaire. La période séparant la survenue du traumatisme psychologique et celle du trouble peut varier de quelques semaines à quelques mois.
L'évolution est fluctuante, mais se fait vers la guérison dans la plupart des cas. Dans certains cas, le problème peut présenter une évolution chronique, durer de nombreuses années, et entraîner une modification durable de la personnalité.
Apparition du Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)
Le Trouble de Stress Post-Traumatique est une notion courante dans les traumatismes psychologiques, cependant, il ne se déclenche pas pour toutes les notions traumatiques.
Un TSPT peut apparaître de manière soudaine à la suite d’un traumatisme psychique (quelques jours ou semaines le suivant), mais il est possible aussi qu’il apparaisse sur un temps plus long (quelques mois). Cet écart temporel s’explique par le type de traumatisme subi, les mécanismes de défense se mettant en place, ainsi que les symptômes agissants.
En effet, certains mécanismes de défenses peuvent retarder sa mise en place, comme le déni ou l’évitement. Alors que d’autres comme la dissociation peuvent accélérer son déploiement.
De plus, des symptômes psychiques tels que des ruminations, pensées obsédantes, anticipations ou d’hypervigilance peuvent favoriser les notions réactives à toute situation pouvant rappeler la notion traumatique.
Le TSPT correspond à une reviviscence par quelques moyens que ce soit de la notion traumatique. Le cerveau analysant un recommencement de la situation vécue, il va alors surréagir en déployant tout un ensemble de notions anxieuses intenses.
Symptômes du Troubles de Stress Post-Traumatique (TSPT)
Le TSPT étant un dérivé de la notion traumatique, il partage de nombreux symptômes anxieux avec cette dernière. Cependant, la plupart des symptômes ressentis lors de ce type de situation seront essentiellement des symptômes physiques avec des atteintes paroxystiques (arrivée brutale et violente).
De plus, il est commun de retrouver des notions d’angoisses ou de crises d’angoisse (tétanie, spasmophilie) se déclenchant elles aussi de manière paroxystique.
Lors d’un TSPT et de l’exposition à un rappel traumatique, les symptômes sont si violents et apparaissent si brutalement que la personne est souvent contrainte à l’immobilisme ne pouvant plus mobiliser de capacités réflexives ni rationaliser son environnement ou ce qu’elle ressent.
Ainsi, même si cela n’est pas une liste exhaustive voici les symptômes pouvant être ressentis dans un Trouble du Stress Post-Traumatique (TPST) :
- Sensations vertigineuses
- Pré-malaise ou malaise
- Emotionnalité augmentée
- Douleurs psychosomatiques
- Palpitations
- Oppressions (thoraciques)
- Sensation de vide
- Sensation de mort imminente
- Crise d’angoisse (tétanie, spasmophilie)
Expressions d'un Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT)
Ce que l’on nomme comme le stress post-traumatique correspond à deux réalités.
La première d’entre elles est l’établissement des notions anxieuses paroxystiques, lié au mécanisme de survie, dans le cadre de la préservation de l’individu.
Ainsi, même pendant plusieurs semaines, mois, voire années, les notions anxieuses restent particulièrement importantes.
La deuxième réalité est quant à elle est le ressassement des souvenirs, qui se manifestent le plus souvent sous la forme d’images désagréables ou de pensées obsédantes incontrôlables, voire de rêves ou cauchemars.
Ces effractions via la forme de pensées dérangeantes sont normales, même si elles sont particulièrement impactantes, en effet, votre cerveau cherche à analyser et à passer outre l’effet de sidération, pour pouvoir créer l’expérience et ainsi mettre en place les comportements adaptés.
Cependant, comme ces images sont insupportables à vivre, nous les bloquons de différentes manières, ce qui empêche le cerveau d’effectuer son travail. Ainsi, elles restent non apprises ni comprises et peuvent continuer à ressurgir pendant un temps très long.
Il devient donc nécessaire de les travailler en thérapie pour que le cerveau puisse les appréhender et les classer.
Les différents types de traumatismes psychologiques

Il existe plusieurs types de traumatismes psychologiques, chacun ayant ses propres caractéristiques et causes sous-jacentes. Voici les principaux types :
Traumatisme Aigu
Le traumatisme aigu se développe après un événement unique et intense. Ce type de traumatisme psychique est souvent le résultat d'un incident isolé, tel qu'un accident de voiture, une agression ou une catastrophe naturelle. Les symptômes peuvent inclure des flashbacks, des cauchemars, une hypervigilance, des ruminations et des réactions émotionnelles intenses.
NB : Une notion est considérée comme traumatique à partir du moment ou cette dernière entraîne un effet de sidération pour la personne la subissant.
L’effet de sidération correspond à un non-traitement de l’information vécu, et ainsi à un défaut d’encodage de cette dernière par le cerveau.
Il en découle une incapacité à créer l’expérience, ce qui est problématique étant donné que la situation a été vécue, mais ne peut pas être analysée.
Ainsi, ne pouvant traiter l’information, le cerveau met en place de nombreux mécanismes de défense ainsi que d’important symptômes anxieux.
Traumatisme chronique
Le traumatisme chronique résulte d'une exposition répétée à des situations stressantes ou traumatisantes sur une période prolongée. Par exemple, les victimes de violence domestique ou les personnes vivant dans des environnements de guerre peuvent développer ce type de traumatisme psychologique.
Les symptômes incluent une anxiété persistante, des troubles de l'humeur, des difficultés de concentration et des troubles du sommeil.
NB : Ce qui est nommé ci-dessus une notion traumatique chronique ne doit, malgré son nom, pas être considéré comme un traumatisme à proprement parler, et je comprends que cela puisse être troublant.
En effet, Dans cette notion de traumatisme chronique, il n’y a pas d’effet de sidération, notion indispensable pour qualifier un traumatisme psychologique. Ou alors, on considère que chaque événement unique à était traumatique avec un effet de sidération.
Cependant, la reprise du terme « traumatisme » signifie ici des situations ou des atteintes importantes ayant entraînées des problématiques du Moi. Les notions du Moi étant entre autres partie la confiance, l’estime, l’assurance, l’autonomie, la liberté…
Ces manques ou ces lésions dans les notions du Moi, entraînent des troubles anxieux avec des symptômes parfois intenses. Mais aussi dans certains cas, l’établissement des mécanismes de défense le plus importants.
Traumatisme complexe
Le traumatisme complexe est généralement associé à des abus ou à des négligences sur une période prolongée, souvent pendant l'enfance. Ce type de traumatisme psychologique affecte profondément le développement émotionnel et cognitif, entraînant des troubles de la personnalité, des problèmes relationnels et une susceptibilité accrue aux troubles mentaux tels que la dépression et l'anxiété.
Traumatisme secondaire
Le traumatisme secondaire, ou traumatisme vicariant, survient lorsque des individus, comme les professionnels de la santé ou les premiers intervenants, sont exposés à des récits ou à des images traumatisants à travers leur travail. Les symptômes peuvent inclure de l'épuisement émotionnel, une détresse psychologique et une diminution de la capacité à éprouver de la compassion.
Causes et facteurs contributifs
Les traumatismes psychiques peuvent être causés par une variété de facteurs, y compris des événements soudains et violents, des expériences prolongées de stress, et des conditions médicales. Voici les principaux facteurs contributifs :
Facteurs psychologiques
- Vulnérabilité Émotionnelle : Les personnes ayant une sensibilité émotionnelle accrue ou des antécédents de troubles mentaux peuvent être plus susceptibles de développer des traumatismes.
- Antécédents de Traumatismes : Les individus ayant déjà vécu des expériences traumatisantes peuvent être plus vulnérables aux effets de nouveaux traumatismes psychologiques.
Facteurs biologiques
- Réponses Biologiques au Stress : Les déséquilibres chimiques dans le cerveau, tels que des niveaux anormaux de cortisol et d'adrénaline, peuvent exacerber les réactions traumatiques.
- Prédispositions Génétiques : Certaines études suggèrent que des facteurs génétiques peuvent influencer la susceptibilité d'une personne à développer des troubles liés aux traumatismes psychiques.
Facteurs environnementaux
- Expériences de Vie : Les abus, les négligences et les expériences de violence durant l'enfance peuvent augmenter le risque de développer des traumatismes psychologiques.
- Conditions Socio-économiques : Vivre dans des conditions de pauvreté, de violence ou de discrimination peut également contribuer à la vulnérabilité aux traumatismes psychologiques.
- Événements Stressants : Des événements tels que la perte d'un emploi, un divorce ou la perte d'un être cher peuvent déclencher des réactions traumatiques.
Facteurs culturels
- Normes et Stigmatisation : Dans certaines cultures, les stigmates associés aux traumatismes et aux troubles mentaux peuvent empêcher les individus de chercher de l'aide, exacerbant ainsi les effets des traumatismes psychologiques.
- Ressources Disponibles : L'accès limité aux ressources de soutien et aux services de santé mentale peut augmenter la gravité et la durée des symptômes traumatiques.
Facteurs physiques
- Conditions Médicales : Des conditions telles que les troubles neurologiques, les maladies chroniques ou les blessures graves peuvent augmenter la susceptibilité aux traumatismes psychologiques en raison du stress physique et émotionnel qu'elles provoquent.
- Consommation de Substances : L'abus d'alcool ou de drogues peut exacerber les symptômes de traumatismes psychologiques et rendre plus difficile la gestion du stress émotionnel.
Construction d'une notion anxieuse traumatique
- Événement traumatique engendrant un effet de sidération et une impossibilité à créer la notion expérientielle. Certaines notions anxieuses peuvent apparaître au moment de la notion traumatique, cependant, le plus souvent, il en résulte de la mise en place d’une notion de mal-être important. Si la notion traumatique est violente, il est possible de voir apparaître directement les mécanismes de défenses les plus importants du corps (dissociation, apathie émotionnelle).
- Montée paroxystique (violente et rapide) des symptômes anxieux avec un déploiement presque instantanée de toutes les notions anxieuses. Ces notions anxieuses se déclenchent pour faire face à la notion de danger du traumatisme psychologique subi.
- Stabilisation et ramification de la notion anxieuse, avec parfois de légère baisse d’intensité dû à la mise en place d’un certain nombre de mécanismes de défenses (Contrôle, évitement, déni, perfectionnisme…)
Notions anxieuses lors d'un traumatisme psychique
Dans le cadre d’un traumatisme psychique, l’anxiété ainsi que l’angoisse peuvent se manifester extrêmement rapidement. À la suite de la notion traumatique, les notions anxieuses apparaissent subitement et son d’emblées importante, on appelle cela une notion paroxystique (qui atteint le paroxysme anxieux rapidement).
Dans ce cas, les symptômes sont souvent les plus importants et les déploiements anxieux très handicapants.
NB : Comprenez que ces notions anxieuses que ce soit dans le cadre de manque du Moi (confiance, estime, assurance, autonomie…) ou dans le cadre d’un traumatisme psychologique, ne sont pas là par plaisir de vous handicaper dans votre vie quotidienne.
Elles exercent un mécanisme de survie, appelé le mécanisme de conservation, en s’exprimant par rapport à un danger, qui peut être soit réel soit supposé. L’anxiété à ce moment-là, essaie soit de vous montrer qu’il existe des manques à résoudre, ou de vous éloigner le plus possible de toute situation qui pourrait vous amener à revivre une notion traumatique.
Symptômes des traumatismes psychologiques
Les notions traumatiques peuvent avoir de nombreux symptômes, même si comme toute notion anxieuse les symptômes peuvent-être particulièrement versatiles. Cependant, il est possible de citer les plus courants de manière non-exhaustive.
Il est aussi à noter que les symptômes traumatiques sont souvent la première mouture d’une expression anxieuse (quand le traumatisme est récent), plus le temps passe, plus la notion traumatique se chronicise et les symptômes chroniques apparaissent.
Symptômes d’un traumatisme psychique :
- Sensations vertigineuses
- Pré-malaise ou malaise
- Emotionnalité augmentée
- Réveils nocturnes
- Douleurs psychosomatiques
- Palpitations
- Oppressions (thoracique)
- Sensation de vide
- Sensation de mort imminente
- Crise d’angoisse (tétanie, spasmophilie)
- Ruminations
- Pensées obsédantes
- Anticipation
- Hypervigilance
- Pensées suicidaires
Conséquences des traumatismes psychologiques

Les conséquences des traumatismes psychologiques peuvent être profondes et variées. Sur le plan personnel, les traumatismes peuvent entraîner des troubles de l'humeur, des troubles anxieux, et des troubles de stress post-traumatique (TSPT). Voici une exploration détaillée des impacts :
Impact sur la santé mentale
- Troubles de l'Humeur : Les traumatismes peuvent provoquer des épisodes dépressifs majeurs, une perte d'intérêt pour les activités quotidiennes et des sentiments de désespoir.
- Troubles Anxieux : L'anxiété généralisée, les attaques de panique et les phobies peuvent se développer suite à des expériences traumatiques.
- Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) : Le TSPT est une réaction intense et prolongée à un traumatisme, caractérisée par des flashbacks, des cauchemars, une hypervigilance et des évitements de situations rappelant l'événement traumatisant.
Impact sur la santé physique
- Troubles Somatiques : Les traumatismes peuvent entraîner des symptômes physiques tels que des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, des douleurs chroniques et des troubles du sommeil.
- Risque de Maladies Chroniques : Les effets prolongés du stress et de l'anxiété peuvent augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et d'autres conditions médicales chroniques.
Impact sur les relations interpersonnelles
- Isolement Social : Les individus traumatisés peuvent se retirer des interactions sociales par peur de revivre des expériences douloureuses ou en raison de sentiments de honte et de culpabilité.
- Problèmes Relationnels : Les traumatismes peuvent entraîner des difficultés à établir et à maintenir des relations saines, souvent en raison de problèmes de confiance et de communication.
Impact sur le fonctionnement quotidien
- Diminution de la Productivité : Les symptômes de traumatismes, tels que les troubles de la concentration et l'épuisement émotionnel, peuvent réduire la capacité d'une personne à fonctionner efficacement au travail ou à l'école.
- Détérioration de la Qualité de Vie : Les effets cumulés des traumatismes peuvent diminuer la qualité de vie globale, affectant le bien-être émotionnel, social et physique de l'individu.
Conséquences à long terme
Les effets à long terme des traumatismes psychologiques peuvent inclure une dégradation progressive de la santé mentale et physique, une isolation sociale accrue et une détérioration des relations personnelles et professionnelles.
Si elle n'est pas traitée, l'apathie émotionnelle peut conduire à une qualité de vie globalement diminuée et à des difficultés persistantes dans tous les aspects de la vie.
La notion traumatique, peut donc déclencher les mécanismes de défenses les plus importants, comme la notion de dissociation ou même d’apathie émotionnelle, qui sont les mécanismes de défenses les plus massifs (mais non-pathologiques) qu’une personne peut déclencher.
Ainsi, une notion traumatique est plus courante que seulement reliée à des notions de violences. Un traumatisme psychologique peut-être déclenché par à peu près toutes les situations, à partir du moment où celle-ci provoque un effet de sidération empêchant la mise en place de l’expérience, mais aussi la mise en place de nouveaux comportements.
Conséquences anxieuses d'un traumatisme psychologique
La notion traumatique est souvent la plus influente dans la cohorte anxieuse d’une personne. Elle exerce une place prépondérante dans les expressions des symptômes, mais aussi des mécanismes de défenses.
Cependant, que la notion traumatique soit primo-accédante (la première à agir), ou vécu secondairement après l’établissement d’une notion anxieuse. Cette dernière avec le temps, se confondra en notion anxieuse que ce soit par le biais d’un TAG (Troubles Anxieux Généralisé) ou même via des notions anxieuses spécifiques : phobies, TOC(S)…
Cependant, cette mue est souvent incomplète, étant donné que de nombreux aspects traumatiques peuvent rester présent, comme par exemple les symptômes relevant du Trouble de Stress Post-Traumatique (TPST).
De toute manière, qu’importent les aspects traumatiques encore présent, les symptômes présents au sein de la notion anxieuse se substituant à la notion traumatiques sont toujours très intenses.
Développement anxiodépressif d'un traumatisme psychologique
Un autre développement anxieux à surveiller en cas de notions traumatique est la dépression (syndrome anxio-dépressif). En effet, sans notion traumatique ce que l’on nomme comme une dépression est une chronicisation des symptômes anxieux. Cela peut prendre plusieurs années voir plusieurs décennies avant d’intervenir.
Cependant, elle peut prendre une forme aiguë (arrivée rapide en quelques mois) à la suite d’un développement anxieux traumatique.
Le développement traumatique étant d’emblée paroxystique, il peut accélérer la mise en place d’une dépression.
Mécanismes de défense lors d'un traumatisme psychique
Au sein des notions traumatiques, comme au sein des notions anxieuses de nombreux mécanismes de défense peuvent se mettre en place. Les mécanismes de défense dans les notions traumatiques peuvent être particulièrement importants.
De plus, un traumatisme psychique peut mettre en place les mécanismes de défense les plus importants pouvant être déclenchés, j’ai nommé : La dissociation ainsi que l’apathie émotionnelle.
La dissociation
La dissociation est le mécanisme de défense majeur qui peut se déclencher le plus facilement, contrairement à la notion d’apathie émotionnelle.
La dissociation peut-être définie comme suit : « Séparation fonctionnelle entre des éléments psychiques ou mentaux qui sont habituellement réunis ».
La dissociation est un mécanisme de défense assez complexe à appréhender, tant les ressentis sont personnels.
Pour simplifier cette définition, nous pouvons apporter des compléments sur le ressenti de la personne la subissant, comme « l’impression de voir une situation à la 3ème personne », ou encore « avoir la sensation d’être extrait d’une situation par son psychisme, de ne pas pouvoir s’y accrocher », et même « de percevoir une situation comme dans un « film », à l’écart ».
En effet, la notion dissociative va chercher à « bloquer » la situation vécue, en essayant au maximum de la rejeter, tout en essayant de maintenir la stabilité de la personne. La majeure partie du temps l’aspect dissociatif entraîne un déni puissant.
La dissociation faisant partie des mécanismes de survie les plus puissants, elle va avant tout chercher la conservation de la personne par tous les moyens. Ainsi, elle va agir pour empêcher tous changements, que ces derniers soient positifs ou négatifs, là n’est pas la question.
La notion dissociative va chercher soit à créer une réalité alternative permettant d’éviter la situation problématique, ou même de chercher à conserver la situation pré-problématique comme si rien ne s’était passé.
Il est important de noter que la dissociation n’est pas un trouble pathologique au sens de la pathologie psychiatrique, ce qui est souvent confondu.
La dissociation étant un mécanisme de défense, son déclenchement est normal et fait partie de l’arsenal psychique pouvant être déployé pour faire face à des situations particulièrement impactantes.
L'apathie émotionnelle
L’apathie émotionnelle, comme la dissociation fait partie des mécanismes de défenses majeurs que le corps peut déclencher.
Cependant, c’est aussi un mécanisme moins courant que la notion dissociative, cela ne correspond pas à un facteur de gravité, étant donné que la dissociation peut se déclencher rapidement, alors que la notion apathique se déclenche sur un temps plus long (plusieurs semaines, plusieurs mois).
La plupart du temps, la notion apathique est retrouvée conjointement avec la notion dissociative, il est rare de la retrouver seule, mais cela peut-être le cas dans des situations spécifiques.
L’apathie émotionnelle peut-être définie comme suit : « Etat d’indifférence à l’émotion, la motivation ou la passion, avec une possibilité d’indifférence ou d’insensibilité vis-à-vis d’autrui. »
L’apathie émotionnelle est un mécanisme de défense assez simple à appréhender, en effet, il correspond à la rupture totale ou partielle de la notion émotionnelle. C’est-à-dire que la personne la subissant, éprouve au mieux des difficultés à ressentir les émotions (positives comme négatives) ou au pire, n’arrive plus à ressentir aucune émotion.
Il faut bien comprendre que l’incapacité totale à ressentir des émotions est complète.
C’est-à-dire que des émotions fortes et particulièrement ancrés peuvent aussi être impactée.
Ainsi, elle va chercher par tous les moyens à bloquer la situation ou l’événement impactant, et pour ce faire la rupture des liens émotionnelles peut-être mis en place.
En effet, à la suite d’une situation de danger, les notions émotionnelles sont souvent exacerbées impactant fortement la personne les subissant. La notion apathique en bloquant cet aspect émotionnel permet donc une stabilité temporaire, ainsi qu’un évitement du danger.
Autres mécanismes de défense
Au-delà de ces deux mécanismes de défense majeurs, de nombreux autres peuvent être présents dans les notions traumatiques, comme pour les symptômes ces derniers ne sont pas exhaustifs :
- Déni
- Evitement
- Contrôle
- Dissociation
- Apathie émotionnelle
Traitements et Stratégies d'Intervention

Il existe plusieurs approches thérapeutiques pour traiter les traumatismes psychologiques. Voici les principales méthodes :
Thérapies cognitivo-comportementales (TCC)
- Restructuration Cognitive : La TCC aide les individus à identifier et à modifier les pensées négatives et irrationnelles qui contribuent aux symptômes traumatiques.
- Exposition Prolongée : Cette technique implique une exposition contrôlée aux souvenirs traumatisants pour réduire progressivement la peur et l'évitement associés.
NB : La TCC (effectuée par une psychologue) ou même la psychanalyse par sa branche psychanalytique travaille souvent la notion traumatique avec une technique que l’on nomme l’abréaction.
Cette dernière consiste à exposer la personne à ce qu’elle a vécue pour la désensibiliser, comme expliqué ci-dessus avec « l’exposition prolongé ».
Cette technique bien qu’efficace est souvent perçue comme invasive par les personnes, mais aussi comme assez éprouvante dans la plupart des cas.
L’hypnothérapie quand à elle travaille sur les notions traumatiques de manière totalement différente en évitant à tout prix l’association à ce qui a était vécu (abréaction) et en préférant une approche complète en dissociation.
EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)
L'EMDR est une méthode éprouvée pour traiter les souvenirs traumatiques. Elle utilise des mouvements oculaires dirigés pour aider le cerveau à retraiter les souvenirs traumatisants et à réduire leur impact émotionnel. Cette approche a montré une efficacité notable pour réduire les symptômes de TSPT.
Thérapies de soutien
- Thérapie de Groupe : Les groupes de soutien offrent un espace sécurisé où les individus peuvent partager leurs expériences et recevoir du soutien de leurs pairs.
- Thérapie Familiale : Cette approche aide les familles à comprendre et à soutenir les membres affectés par les traumatismes, améliorant ainsi la dynamique familiale et la communication.
Hypnothérapie
L'hypnothérapie utilise l'hypnose pour accéder à l'inconscient et traiter les traumatismes psychologiques sous-jacents. Elle peut aider à modifier les perceptions négatives et à renforcer les réponses émotionnelles positives. Cette approche est particulièrement utile pour les personnes ayant des souvenirs traumatiques profondément enracinés.
Une hypnothérapie, contrairement à d’autres pratiques disponibles, est ce que l’on nomme une thérapie brève.
C’est-à-dire qu’une hypnothérapie se déroule en général en 5 à 7 séances en moyenne, donc un temps de thérapie qui s’étale sur quelques mois, incluant les temps de pause entre les séances.
D’une manière générale, il est prudent d’anticiper 5 à 7 séances, cependant pour une grande majorité des thérapies effectuées le nombre de séances peut-être réduit en fonction des résultats.
Le travail en dissociation
Dans le cadre d’une problématique traumatique, le travail en hypnothérapie se fera toujours en dissociation (contrairement à l’abréaction). C’est-à-dire que l’on va travailler de manière dérivée sur la notion traumatique (métaphores, images…) sans associer la personne à l’événement vécu. Ainsi, il n’y a aucun rappel des faits ou de l’expérience, et le thérapeute n’a même pas besoin de connaître la situation, simplement qu’il y a une notion traumatique à résoudre.
Le but via le travail en hypnothérapie, n’est pas de faire disparaître le vécu, de toute manière cela est impossible. Simplement, de permettre au cerveau de traiter l’information traumatique et ainsi de créer l’expérience nécessaire pour pouvoir par la suite mettre cette information aux « archives ».
Ainsi, la plupart du temps, les personnes effectuant des séances de travail sur le passé dans mon cabinet sont surprises par le fait que les séances soient agréables à vivre.
Le but dans le travail en hypnothérapie est de mettre le plus possible à l’écart votre conscient de la notion traumatique.
Techniques de relaxation et méditation
- Méditation de Pleine Conscience : La méditation aide à réduire le stress et à augmenter la résilience émotionnelle, aidant ainsi les individus à gérer les symptômes de traumatismes.
- Techniques de Relaxation : Les techniques comme la respiration profonde, la relaxation musculaire progressive et le yoga peuvent aider à apaiser le système nerveux et à réduire les niveaux de stress.
Interventions médicales
- Médicaments : Les antidépresseurs, les anxiolytiques et les stabilisateurs de l'humeur peuvent être prescrits pour gérer les symptômes sévères des traumatismes.
- Stimulation Cérébrale : Des techniques telles que la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) peuvent être utilisées pour traiter les symptômes réfractaires de TSPT en stimulant des zones spécifiques du cerveau.
Soutien des proches
- Éducation et Sensibilisation : Les proches peuvent jouer un rôle crucial en apprenant à reconnaître les signes de traumatismes et en offrant un soutien émotionnel.
- Encouragement des Comportements Positifs : Soutenir des comportements sains et encourager l'engagement dans des activités plaisantes peuvent aider les individus à retrouver un sens de normalité.
Les aidants dans les notions traumatiques
Pour chaque personne anxieuse, il existe au moins un ou une aidant.e. Le plus souvent, ils sont d’un grand support et peuvent aider à traverser des épisodes anxieux. Dans cette partie nous nous penchons sur le rôle des aidants et plus particulièrement le positionnement à adopter pour aider au mieux une personne subissant des troubles anxieux.
Etre aidant n’est pas une position facile, souvent il s’agit du conjoint.e, d’un membre de la famille, ou même d’un ou une ami.e. L’aidant subit les notions anxieuses de la personne qu’il accompagne, sans les symptômes, mais avec la même impuissance, et cela est souvent la source d’une grande frustration.
Pour l’aidant, à court terme cela peut-être valorisant d’apporter de l’aide. Cependant, la plupart du temps malgré des conseils parfois bien avisés, rien ne change. Cela conduit le plus souvent à une fatigue voir à un épuisement, des notions de colère, mais aussi dans des cas plus extrêmes à un rejet de la personne aidée.
Ainsi, je vous propose quelques conseils pour que vous puissiez aider au mieux pendant les phases anxieuses, mais aussi pour pouvoir prendre du recul.
Le non-jugement
Tout d’abord, la première remarque à faire est que vous ne subissez pas les troubles anxieux, ainsi il est particulièrement difficile de comprendre ce que la personne peut ressentir. Tout jugement est donc à bannir et à proscrire, cela ne pourrait que détériorer la situation. Cela amènera à vous considérer comme non entendu et la personne anxieuse ne se sentant pas comprise.
Mais à contrario, ne subissant pas les troubles anxieux vous pouvez prendre du recul sur la situation et permettre si cela est possible de recadrer les choses ce qui permettra de réduire la souffrance anxieuse.
En étant ainsi à l’écart de la problématique vous pouvez proposer, mais sans imposer, soit une action ou même une manière de percevoir la situation. Encore une fois, sans jugement bien évidemment, même si la limite peut-être fine, écouter activement la personne anxieuse, reformuler, ou même proposer plusieurs pistes qui pourraient l’aider à se sentir mieux et laisser la choisir.
Comment aider ?
Il est toujours difficile de répondre à cette question étant donné que vous ne pourrez pas en tant qu’aidant résoudre la problématique anxieuse de la personne, mais il est tout à fait possible de la soulager et d’améliorer sa qualité de vie.
Pour aider la personne au mieux, il vous est possible d’avoir une posture, d’être un moteur et ainsi d’être force de proposition pour les activités du quotidien ou même pour la gestion anxieuse, si vous considérez en avoir les capacités. Et je parle bien de proposition, le but ici n’est pas d’imposer quoi que ce soit, cela pourrait amener à des réactions émotionnelles intenses.
Adopter un langage positif et réaliste. En effet quand une personne subie des notions anxieuses ou même des crises d’angoisse, elle a l’impression que son monde, sa réalité, s’écroule et elle est envahie par un sentiment de danger imminent (d’où la réaction intense).
À ce moment-là, il est inutile de lui dire « ça va aller » ou « ça va passer », car cela est en totale décorrélation avec ceux que vit la personne anxieuse. Dans ce cas, soyez à l’écoute, si la personne peut discuter, essayer de reformuler ou de poser des questions sur ce qu’elle ressent.
Ne minimiser pas les effets et soyez objectif, tout en suggérant que la crise va passer et qu’elle va retrouver son état habituel. Si la personne le souhaite, vous pouvez l’aider à respirer, ou même lui tenir la main, ce sont autant de manières d’aider une personne anxieuse à traverser un moment intense.
A proscrire
Ce qui est à proscrire peut paraître comme du bon sens, mais il est important de le rappeler, surtout dans des situations ou l’émotionnel domine le rationnel et ceux des deux côtés.
Tout d’abord et l’on en a déjà parlé, ne pas juger, accepter et écouter la personne. À bannir aussi toute forme de dévalorisation ou de moquerie. Ne pas chercher à rationaliser à outrance, par exemple pour quelqu’un qui souffre de claustrophobie, ne pas dire « c’est juste un ascenseur ». La personne sait que ce qu’elle vit n’est pas rationnel et elle le critique, simplement elle n’arrive pas à faire autrement.
Ne pas prendre le lead, tout comme ne pas imposer. Celui-là, c’est plutôt un faux-ami, en effet je vous demande d’être force de proposition mais en même temps de ne pas prendre le lead, et en soi je comprends que cela puisse paraître contradictoire.
Prendre le lead correspond au fait de décider pour l’autre, alors que la proposition aura pour effet de la laisser décider. Même si cela part d’un bon sentiment, cela peut être perçu comme une infantilisation est donc contre-productif. La limite est donc très fine, et s’il est difficile pour vous de vous positionner mieux vaut vous en abstenir et ainsi éviter des réactions comme des résistances.
Penser et préparer l'avenir
Dans une perspective de résolution il est important de se positionner dans un futur ou la notion anxieuse aura disparu.
Ce positionnement permet de faire la transition entre un rôle d’aidant qui prend beaucoup de place dans les notions anxieuse, et de pouvoir par la suite retrouver sa place de conjoint.e ou d’ami.e.
Cette transition n’est pas la plus évidente, et en thérapie j’ai pu croiser de nombreux couples qui ont pu être ébranlés à la suite d’une résolution de troubles anxieux. Souvent la personne aidante se sent dépossédée de son rôle et il peut lui être difficile de se repositionner.
Ainsi, même si cela n’est pas simple, je l’admets, il est nécessaire que vous puissiez à l’avenir abandonner votre rôle d’aidant et retrouver un positionnement vous convenant.
Exercices pratiques et vidéo d'hypnothérapie
Dans cette partie, je vous présente quelques exercices vous permettant de réguler certains aspects anxieux en rapport avec les traumatismes psychiques. Ainsi qu'une séance d'hypnothérapie en cas de crise d'angoisse (tétanie, spasmophilie).
Ces exercices, comme cette vidéo ne vous permettront pas de résoudre vos ou votre traumatisme(s), seulement d'apaiser temporairement certains symptômes.
Si vous souhaitez travailler un traumatisme psychique vous pouvez le faire via le bouton ci-dessous :
Cohérence cardiaque
Avant de commencer, choisissez un endroit calme où vous ne serez pas dérangé. Installé vous confortablement, soit sur une chaise ou même au sol avec un coussin. Vous pouvez fermer les yeux si cela vous aide.
La durée de la session est de 5 minutes à effectuer de préférence 3 fois par jour.
Le principe de la cohérence est celui de la respiration contrôlée, c’est-à-dire :
- Inspiration : Inspirez doucement et profondément par le nez pendant 5 secondes.
- Expiration : Expirez lentement par la bouche pendant 5 secondes.
Continuez ce cycle de respiration pendant toute la durée de la séance (5 minutes).
Pendant l’exercice, concentrez-vous sur votre respiration et, si vous le souhaitez, imaginez que votre cœur bat en harmonie avec ce rythme. Cela peut aider à induire une sensation de calme et de régulation.
Respiration carrée
Avant de commencer, choisissez un endroit calme et installez-vous confortablement. Vous pouvez fermer les yeux si cela vous permet de mieux vous concentrer.
Un cycle de respiration carrée, se déroule en 4 phases égales. Choisissez une durée pour chaque phase. Une durée couramment utilisée est de 4 secondes par phase, mais vous pouvez l’ajuster en fonction de votre confort.
Une fois la durée choisie, procédé comme suit :
- Inspiration : Inspirez doucement par le nez pendant 4 secondes.
- Rétention : Retenez votre souffle pendant 4 secondes.
- Expiration : Expirez lentement par la bouche pendant 4 secondes.
- Rétention : Restez sans respirer pendant 4 secondes.
Répétez ce cycle pendant quelques minutes (par exemple, 5 minutes) ou aussi longtemps que vous le souhaitez. L’objectif est de maintenir un rythme régulier et de vous concentrer sur les sensations de votre respiration.
Technique d'ancrage sensorielle
Cet exercice vous aide à ramener votre attention au moment présent, particulièrement utile lors d’épisodes de crises d’angoisses.
Le protocole se déroule comme suit :
- 5 choses que vous pouvez voir : Regardez autour de vous et notez cinq éléments visuels.
- 4 choses que vous pouvez toucher : Touchez et identifiez quatre textures ou objets différents.
- 3 choses que vous pouvez entendre : Écoutez et identifiez trois sons distincts dans votre environnement.
- 2 choses que vous pouvez sentir : Identifiez deux odeurs présentes autour de vous.
- 1 chose que vous pouvez goûter : Concentrez-vous sur un goût présent ou imaginez-en un agréable.
Séance d'hypnothérapie pour les crises d'angoisses (tétanie, spasmophilie)
Si vous préférez travailler en hypnothérapie, j’ai enregistré une séance vous permettant de réguler votre état émotionnel en cas de crise d’angoisse.
Je vous conseille d’écouter cette séance dans un endroit calme, assis ou allongé comme vous préférez. Et si vous le pouvez avec des écouteurs ou casque pour une meilleure immersion.
Conclusion
Les traumatismes psychologiques sont des expériences profondément perturbantes qui peuvent avoir des impacts significatifs sur la vie quotidienne et la santé mentale. Comprendre leurs mécanismes, leurs causes et leurs traitements est essentiel pour offrir le soutien nécessaire aux personnes concernées.
En reconnaissant les symptômes et en recherchant des interventions thérapeutiques appropriées, il est possible de gérer cette condition et d'améliorer la qualité de vie.
L'approche multidimensionnelle, combinant des interventions psychologiques, médicales et sociales, est cruciale pour aider les individus à surmonter les traumatismes psychologiques. Des techniques comme la TCC, l'EMDR, l'hypnothérapie, la méditation et le soutien des proches peuvent jouer un rôle clé dans le processus de guérison.
A retenir
Le traumatisme psychologique est une expérience marquante que le cerveau ne parvient pas à analyser ni à intégrer, créant un effet de sidération. Contrairement à l'idée reçue, un traumatisme psychologique ne découle pas uniquement d'actes violents (physiques, moraux ou sexuels) mais peut émerger de toute situation incomprise ou perçue comme insurmontable.
Lorsque le cerveau ne peut transformer une expérience en comportements adaptés, il classe cette situation comme extrêmement dangereuse, déclenchant des réponses de survie intenses, appelées réactions paroxystiques, souvent accompagnées d'angoisses sévères.
Ces mécanismes visent à protéger l'individu mais entraînent des troubles anxieux immédiats et marqués.
Dans le cas d'un stress post-traumatique, deux phénomènes se produisent : des réactions anxieuses paroxystiques persistantes et des souvenirs envahissants (pensées obsédantes, cauchemars), qui traduisent la tentative du cerveau de comprendre et dépasser l'effet de sidération.
Si ce processus reste bloqué, ces souvenirs peuvent continuer à ressurgir sur le long terme, nécessitant une prise en charge thérapeutique.
Cas clinique : Problématique anxieuse traumatique

Cette partie est destinée à présenter un cas clinique d'une problématique anxieuse traumatique.
Ce cas clinique permet de faire la jonction entre les aspects théoriques des notions anxieuse comme des mécanismes de défense explicités plus haut en leurs apportant une réalité pratique.
Ce cas clinique peut vous permettre d’identifier les notions anxieuses que vous subissez. Et ainsi comprendre leurs mécanismes d’apparition, d’entretien, leurs liens avec des éléments vécus ou même l’environnement, mais aussi les possibilités de travail en hypnothérapie pour la résolution de ces troubles.
Ce cas clinique est réel, ainsi que des problématiques déjà travaillés en cabinet au cours de mes années d’exercices.
Cependant, pour garder l’anonymat des personnes, le cas clinique qui suit est un assemblage de plusieurs problématiques permettant de ne pas identifier une situation spécifique.
Exposition du cas clinique
Mme Y. est une femme de 32 ans, cadre dans une entreprise industrielle, elle est mariée et à 2 enfants.
Depuis plusieurs mois Mme Y., vit des notions anxieuses à types de boule dans la gorge, tremblements, sensations vertigineuses, réveils nocturnes, oppressions, palpitations, crises d’angoisse, sensation de mort imminente. Au cours du recueil de données il a aussi été relevé des notions de ruminations, pensées obsédantes, anticipations et d’hypervigilance.
Mme Y. fait état de ces symptômes depuis quelques mois apparus de manière paroxystique (arrivé de manière soudaine et directement importante).
En effet, lors du recueil de donnée il est relevé que Mme Y. à subie une agression sexuelle, par un homme, il y a plusieurs mois, les symptômes anxieux étant arrivés quelques jours après. Le rappel de la situation vécue par Mme Y. est particulièrement flou.
De plus, au fur et à mesure des mois, Mme Y. fait état de problématiques sexuelles à type de vaginisme (contraction musculaire involontaire des muscles du plancher pelvien).
Avant cet événement, Mme Y. n’avait que très peu de notions anxieuses, seulement un stress prononcé avant des événements importants sans que cela ne soit handicapant dans sa vie.
Au cours du recueil de données, il est aussi précisé que Mme Y. peut avoir des épisodes dissociatifs quand elle se sent enfermée avec un homme.
D’ailleurs, étant un homme, une partie de la séance est consacrée à lui expliquer en détail mon champ, ainsi que ma méthode d’intervention, pour pouvoir la rassurer au mieux.
Pendant la séance, il est identifié que le rapport aux autres de Mme Y. à était perturbé depuis son agression, elle est devenue plus méfiante et apeurée des notions agressives. Cependant, la notion de jugement n’est pas problématique.
La notion de conflit n’est pas problématique non plus, sauf dans certains cas face à des hommes étant insistants, provoquant des rappels par rapport à ce qu’elle a vécue.
Depuis l’arrivée des symptômes, Mme Y. précise une volonté de contrôle exacerbé de son environnement, ainsi que de ses relations sociales, avec une inquiétude face à l’imprévu. La notion de vide est perçue comme particulièrement négative.
Légende :
- Expression anxieuse ou traumatique
- Expression de déni
- Expression de dissociation
- Expression de contrôle
Explications du cas clinique
Pour ce cas clinique, les problématiques anxieuses viennent d’une notion traumatique entrainant des aspects anxieux ainsi que des mécanismes de défenses paroxystiques.
Pour expliquer plus en détail, on peut remarquer plusieurs points importants pour ce cas clinique.
Le tout premier de ces points permettant d’expliquer la notion traumatique ainsi que l’arrivée des symptômes anxieux est la radicalité comme la brutalité de la notion anxieuse.
En effet, au cours du recueil de données, on observe une rupture franche entre la vie pré notion traumatique et la vie post notion traumatique.
Mme Y. le dit elle-même, avant son agression, elle n’avait que peu de problématiques anxieuses. Certes quelques symptômes avant des événements importants, cependant cela ne peut être considéré comme de l’anxiété, mais plutôt comme du stress, qui est pour rappel, une réaction physiologique normal à des situations importantes.
De plus, avant la notion traumatique il n’est pas relevé de problématiques du Moi pouvant favoriser une notion anxieuse, cependant, cela sera modifié par l’agression vécue.
De plus, les symptômes anxieux exprimés par Mme Y. sont arrivés à la suite de la notion traumatique, mais aussi de manière paroxystique, ces deux éléments permettent de confirmer l’atteinte traumatique dans les notions anxieuses.
Pour rappel, on considère une situation comme traumatique à partir du moment où cela provoque un effet de sidération (empêchant l’assimilation de l’information). Cet effet de sidération ne permet pas au cerveau de créer la notion expérientielle, et donc d’y apporter les réactions adaptées.
De plus, il est intéressant de se pencher sur les symptômes ressentis par Mme Y. En effet, ses symptômes sont particulièrement violents et impactants.
Une telle intensité anxieuse (oppression, palpitations, crise d’angoisse, pensées obsédantes, vaginisme…) est souvent perçue dans les notions traumatiques, car la réponse anxieuse est souvent proportionnellement violente à l’agression subie.
Enfin, pour terminer de confirmer l’hypothèse traumatique, il est intéressant de se pencher sur les mécanismes de défenses agissant chez Mme Y.
En effet, plusieurs mécanismes de défenses sont arrivés simultanément au déploiement anxieux, ce qui est commun dans les notions traumatiques. On peut nommer, le déni, la dissociation et le contrôle, ils seront explicités plus bas.
Cependant, il est intéressant de noter que ces mécanismes de défenses, notamment la notion dissociative sont typiques d’une notion traumatique, faisant partie des mécanismes les plus importants que le corps, comme l’esprit peuvent déclencher.
Ainsi après ces explications, il nous est possible d’affirmer que la montée des notions anxieuses, comme des mécanismes de défenses de Mme Y. sont d’origine traumatique, et notamment reliée à l’agression sexuelle vécue il y a plusieurs mois.
Certaines précisions restent à éclairer pour pouvoir expliciter entièrement ce cas clinique, notamment la notion du Moi, comme les mécanismes de défenses.
Tout d’abord, nous avons vu plus haut que la notion du Moi pré-traumatique de Mme Y. n’était pas perturbée, n’ayant pas de symptômes anxieux avant l’agression subie.
Cependant, les notions traumatiques entraînent toujours des pertes du Moi. Ces pertes ne sont pas considérées comme des manques, mais comme des lésions (volonté directe d’atteinte des notions du Moi).
Une notion traumatique entraîne toujours des pertes, soit, de confiance, d’estime, ou même des notions restrictives en termes d’autonomie ou de liberté.
Mais on remarque aussi depuis cette notion traumatique, que le rapport aux autres de Mme Y. et notamment aux hommes s’en est retrouvé modifié, d’ailleurs le rapport au conflit, lui aussi est modifié dans certaines situations.
Ces deux notions viennent attester des lésions dans le Moi, et ainsi la nécessité de travailler sur cette problématique. Cependant, il est à noter que même si ce travail est important et fera partie du processus thérapeutique, il n’en reste pas moins une annexe de la notion traumatique, qui elle sera à travailler de manière plus approfondie.
Mécanismes de défense pour Mme Y.
Pour continuer l’analyse de ce cas clinique, il est intéressant de se pencher sur les mécanismes de défenses s’exprimant dans la problématique de Mme Y.
Comme dis plus haut, trois mécanismes de défenses s’expriment majoritairement soit, le déni, la dissociation et le contrôle. Nous allons les expliquer un par un.
Tout d’abord, le déni. Le déni est un mécanisme de défense particulièrement courant dans les notions traumatiques, et il est même considéré comme sain, s’il n’est exprimé que pendant un temps donné.
Concernant la problématique de Mme Y. il est difficile d’estimer si le déni est un mécanisme de défense influençant les notions anxieuses, en effet, la notion traumatique étant récente, l’expression du déni est encore considéré comme normal.
Le déni est avant tout un mécanisme de défense permettant de ne pas exposer la personne à un événement, ou une situation vécue comme violente par le corps comme l’esprit.
Le déni va chercher soit, à effacer les notions de souvenirs, soit à en censurer les aspects les plus impactants, ou même modifier la réalité pour en créer une alternative qui serait plus facilement intégrable.
Pour la problématique de Mme Y., on observe un déni dans le fait de ne pas pouvoir se souvenir précisément de l’agression, cela est normal et courant, ici, le déni joue un rôle de censure, cherchant à protéger la personne des éléments les plus impactants.
Concernant la dissociation, cette dernière est un mécanisme de défense majeur qui s’enclenche plus rarement, cependant, elle est prédominante dans les notions traumatiques.
Comme précisé dans sa partie dédiée, la dissociation est un mécanisme pouvant être particulièrement impactant, mais parfaitement normal, et ne correspond pas à une notion pathologique au sens psychiatrique.
La dissociation permet de dissocier la personne de l’expérience vécue, la volonté est de mettre à distance ces deux notions pour éviter leur association (Association ≠ Dissociation).
La dissociation peut intervenir de deux manières, soit dans la vie quotidienne, que des événements soient en rapport avec la notion traumatique ou non. Ou alors, dans des situations spécifiques pouvant créer des rappels à la notion traumatique.
C’est cette dernière possibilité que l’on observe dans la situation de Mme Y., en effet, ces notions dissociatives interviennent quand elle se sent enfermée avec un homme, même si cela n’est pas précisé dans le cas clinique, il faut comprendre l’enfermement dans un sens physique comme psychique (impossibilité à communiquer).
L’enfermement est appréhendé par Mme Y. comme une volonté ascendante de prise de pouvoir par son interlocuteur.
Ainsi, dans ces situations de nombreux éléments font référence à la notion traumatique subie par Mme Y. déclenchant au-delà des symptômes anxieux, la dissociation qui permet d’offrir une échappatoire mentale à la situation que vit Mme Y.
Il faut bien appréhender que cette échappatoire est tout à fait désagréable, entrainant des aspects de « dépossession » de son corps, comme de son esprit, mais aussi une perte de contrôle, que ce soit de soi-même, comme de la situation.
Enfin le dernier mécanisme de défense est le contrôle. Le contrôle est un mécanisme de défense extrêmement courant dans la notion anxieuse, qu’elles soient chroniques comme traumatiques.
Etant donné que le contrôle à était longuement explicité dans le précédent cas clinique, cette partie sera plus concise et essentiellement focalisée sur la présence du contrôle et sa symptomatologie.
Tout d’abord, il nous est possible de repérer le contrôle de deux manières, la première est les propos de Mme Y., elle le dit elle-même, à la suite de son agression, sa volonté de contrôle à était exacerbé, avec un renforcement sur son environnement, sa personne, comme ses relations sociales.
De plus, elle précise que son rapport à l’imprévu est devenu problématique.
Dans un second temps, les symptômes que ressent Mme Y. trahissent aux aussi un aspect de contrôle prédominant.
En effet, les notions ruminantes, anticipatoire et d’hypervigilance y sont lié. Cependant, ici sont à exclure les pensées obsédantes qui elles sont reliées à la notion anxieuse traumatique.
Ainsi chez Mme Y., et contrairement au cas clinique précédent, ici, le contrôle ne cherche pas, pour le moment à enfermer la notion anxieuse.
Il agit avec les autres mécanismes de défenses pour permettre de maintenir Mme Y. le plus loin possible de toute nouvelle situation traumatique. Les symptômes de ruminations comme d’anticipations, essayant de prédire des situations prochaines pouvant être potentiellement dangereuse.
Et le symptôme d’hypervigilance agissant quotidiennement pour détecter tout comportement pouvant amener à une situation problématique.
Travail en hypnothérapie pour la résolution du traumatisme
Maintenant que vous avez une vision plus globale de la problématique de Mme Y. penchons-nous sur ce qui peut être effectué en hypnothérapie pour la résoudre.
Tout d’abord le travail thérapeutique autour de la problématique de Mme Y. s’effectuera en 2 à 3 axes, 2 axes majeurs et un autre axe potentiel si cela est nécessaire.
Le premier axe sera le travail sur la notion de renforcement du Moi. J’ai bien conscience que plus haut, je vais ai dit que ce serait un axe mineur, la notion traumatique étant l’axe majeur.
Cependant, il est nécessaire de travailler le renforcement du Moi en premier et ce pour deux raisons.
La première, est que même en travaillant l’aspect traumatique, cela ne résoudra pas les problématiques du Moi, qui se retrouveront à être agissante des mois voire des années plus tard, notamment sous la forme d’une notion anxieuse chronique.
La deuxième raison réside dans une approche technique de la thérapie. En effet, travailler la notion traumatique en première peut provoquer des perturbations, dû à la place importante que cette dernière a pris, en la travaillant on enlève aussi ses expressions, qui régissent la vie quotidienne de Mme Y.
Cela est en soi une bonne chose, mais cela correspond à enlever un gros meuble d’une pièce d’un coup, sans le remplacer, donc cela crée du vide.
Ce vide, nous le ressentons de manière désagréable, et pour pouvoir le combler rapidement, le fait de travailler sur les notions du Moi en amont permettent de le réduire, et donc que le travail soit plus agréable.
Le deuxième axe de travail, sera sur la notion traumatique est plus largement, sur la notion de passé.
Ce deuxième axe sera donc un travail sur le passé. En hypnothérapie, nous n’effectuons pas d’abréaction (confrontation à l’événement vécu), qui est une technique qui relève de la psychanalyse, et est plus utilisée en TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales).
Au contraire, en hypnothérapie la volonté est de mettre le plus de distance possible avec l’événement vécu, ainsi les séances sont sur un passé généraliste, sans précision sur ce qui a était vécu, tout en sachant ce qui est travaillé. Ainsi, en hypnothérapie on évite à tout prix d’associer les événements vécus.
Le but n’est pas d’effacer ce qui a été vécu, de toute manière cela est impossible, mais de le mettre aux « archives », comme n’importe quel souvenir vécu.
Cela s’effectue, en permettant au cerveau de traiter l’événement vécu (notion expérientielle), pour qu’il puisse mettre en place les comportements adaptés et ainsi classer la situation.
Il est à préciser que dans le cadre d’une hypnothérapie, les personnes sont souvent surprises car les séances travaillant sur le passé, sont agréables.
Le troisième axe de thérapie, est quant à lui annexe, il s’agit du travail sur les mécanismes de défenses.
Ce travail est en dernier et peut-être considéré comme annexe car les mécanismes de défenses peuvent se résorber avec les deux axes précédents. En effet, les mécanismes de défense ne sont pas installés depuis longtemps et sont donc peu ancrés, n’ayant pas eu le temps de devenir autonome.
Ainsi, en réussissant à travailler la notion anxieuse via les deux axes précédents, il y a de fortes chances que les mécanismes de défense régressent eux aussi. Si ce n’est pas le cas ce troisième axe de travail sera nécessaire.
La volonté de ce travail est de viser, même s’il est impossible de promettre quoi que ce soit, la résolution complète de la problématique, étant donné que tous les éléments sont en lien.
Ce travail s’effectue généralement en 5 à 7 séances d’hypnothérapie, selon les changements.
Résumé du cas clinique
Mme Y présente une problématique anxieuse aiguë et intense, déclenchée par une agression traumatique. Avant cet événement, elle ne souffrait que de stress occasionnel et n’avait pas de problématiques anxieuses ou de failles dans les notions du Moi.
Origine et caractéristiques de l'anxiété :
- Nature traumatique : Les symptômes (crises d’angoisse, pensées obsédantes, vaginisme, etc.) sont survenus soudainement après l’agression et sont caractéristiques d’une atteinte traumatique.
- Mécanismes de défense activés :
- Déni : Oubli partiel ou flou des souvenirs liés au traumatisme pour protéger l’esprit.
- Dissociation : Échappatoires mentales dans des situations rappelant l’agression.
- Contrôle : Volonté exacerbée de maîtriser son environnement pour éviter de nouvelles agressions.
Approche thérapeutique en hypnothérapie :
- Renforcement du Moi :
- Travail initial pour restaurer les notions de confiance et d’estime, et éviter des séquelles anxieuses chroniques.
- Objectif : combler les pertes du Moi induites par le traumatisme.
- Travail sur le passé (notion traumatique) :
- Objectif : classer l’événement dans les « archives » du cerveau, sans confrontation directe (abréaction).
- Méthode : séances agréables visant à détacher le souvenir des émotions traumatiques.
- Régulation des mécanismes de défense :
- Travail complémentaire si les mécanismes (déni, dissociation, contrôle) persistent malgré les axes de travail précédents.
Durée estimée du travail :
5 à 7 séances d’hypnothérapie, avec une possibilité de résolution complète en fonction des évolutions.
Glossaire
- Abréaction : Technique visant à désensibiliser des expériences traumatiques par une exposition prolongée.
- Angoisse : Etat paroxystique d’une notion anxieuse signifiant de la terreur par rapport à l’élément angoissant.
- Contrôle : Mécanisme de défense agissant en contradiction de la notion anxieuse, réactif aux changements, et essayant au maximum de maintenir l’ensemble de la situation en place.
- Crise d’angoisse (tétanie, spasmophilie) : Etat paroxystique de l’angoisse, ne durant généralement que quelques minutes mais mobilisant des symptômes puissants.
- Déni : Mécanisme de défense visant à altérer ou modifier une partie de la réalité.
- Dissociation (mécanisme de défense) : Mécanisme de défense important visant à extraire psychiquement la personne d’une situation considérée comme un danger.
- Effet de sidération : Mécanisme empêchant l’assimilation d’une information.
- Evitement : Mécanisme de défense permettant de se confronter le moins possible à une situation problématique.
- Hypnose : Etat naturel et modifié de conscience.
- Mécanismes de survie et de conservation : Méta-mécanismes déclenchant soit les notions anxieuses, soit les mécanismes de défense.
- Paroxystique : Développement anxieux intense et brutal sur un temps court.
- Traumatisme : Action ou situation ayant entrainé un effet de sidération.
- Troubles du Stress Post-Traumatique : Ensemble de réactions post-traumatiques entrainant des effets anxieux intenses.
Questions fréquentes
- Comment reconnaître un traumatisme psychologique et ses symptômes invisibles ?
Un traumatisme psychologique se manifeste souvent par des symptômes invisibles, c’est-à-dire des signes intérieurs qui ne se voient pas physiquement. Parmi ces symptômes, on trouve par exemple des flashbacks (revivre mentalement l’événement), des cauchemars ou des insomnies, une anxiété persistante ou une irritabilité sans raison apparente, l’évitement de tout ce qui rappelle le trauma, ou encore un engourdissement émotionnel (difficulté à ressentir des émotions). Si plusieurs de ces signes discrets durent dans le temps après un choc, ils peuvent indiquer la présence d’un traumatisme psychologique « invisible ».
- Quelles sont les causes les plus courantes d’un traumatisme psychologique ?
Les traumatismes psychologiques sont généralement provoqués par des événements extrêmement stressants ou choquants. Parmi les causes les plus fréquentes, on peut citer les accidents graves, les agressions physiques ou sexuelles, les violences domestiques, les catastrophes naturelles, les situations de guerre ou d’attentat, ainsi que la perte soudaine d’un proche. En résumé, tout événement durant lequel une personne se sent en grave danger, impuissante ou terrifiée peut causer un traumatisme psychique durable.
- Un traumatisme émotionnel peut-il se manifester des années plus tard ?
Oui. Un traumatisme émotionnel peut rester enfoui pendant des années et ne se manifester que bien plus tard. Parfois, une personne semble aller bien après le choc initial, puis un déclencheur (une situation, un son, une image rappelant l’événement traumatique) survient et fait ressurgir les symptômes du trauma longtemps après. Il n’est pas rare que des angoisses, des flashbacks ou d’autres problèmes émotionnels apparaissent des années plus tard si le traumatisme n’a pas été traité sur le moment.
- Comment un traumatisme vécu dans l’enfance peut-il affecter la vie adulte ?
Un traumatisme vécu durant l’enfance peut avoir des répercussions importantes à l’âge adulte. L’enfant traumatisé peut grandir avec des peurs profondes, un manque de confiance en soi ou des difficultés émotionnelles qui persistent au fil du temps. Une fois adulte, cela peut se traduire par de l’anxiété chronique, des problèmes relationnels (par exemple, difficulté à faire confiance aux autres), des comportements auto-destructeurs ou une plus grande vulnérabilité au stress et à la dépression. Ces effets à long terme montrent que les blessures psychologiques de l’enfance peuvent perdurer sans prise en charge appropriée, mais des thérapies comme l’hypnose peuvent aider à les apaiser.
- Quelle est la différence entre un stress post-traumatique (TSPT) et un traumatisme psychologique ?
Le traumatisme psychologique désigne l’impact émotionnel d’un événement choquant – c’est la blessure psychique causée par le choc. Le stress post-traumatique (appelé aussi trouble de stress post-traumatique, TSPT ou PTSD en anglais) est un syndrome spécifique qui peut survenir à la suite de ce traumatisme. Autrement dit, tout traumatisme psychologique ne débouche pas automatiquement sur un TSPT : on parle de stress post-traumatique lorsque des symptômes persistants (flashbacks, cauchemars, hypervigilance, évitement, détresse intense...) continuent de se manifester plus d’un mois après l’événement. Le TSPT est un diagnostic médical, tandis que le traumatisme psychologique est le traumatisme lui-même (l’événement et son impact émotionnel).
- L’hypnose est-elle efficace pour traiter un stress post-traumatique sévère ?
Oui. L’hypnose peut être très efficace pour aider à traiter un stress post-traumatique, même sévère. En hypnothérapie, le thérapeute utilise des techniques qui aident le patient à atténuer l’anxiété, à réduire l’intensité des flashbacks et des cauchemars, et à réinterpréter le souvenir traumatique de manière plus sereine. De nombreux praticiens constatent que l’hypnose, souvent utilisée en complément d’autres approches thérapeutiques, permet de soulager les symptômes d’un état de stress post-traumatique sévère et d’améliorer la qualité de vie de la personne traumatisée.
- Comment l’hypnothérapie aide-t-elle à surmonter un traumatisme psychologique ?
L’hypnothérapie aide à surmonter un traumatisme en agissant au niveau de l’inconscient, là où sont stockés les souvenirs et les émotions liées au choc. Sous hypnose (un état de relaxation profonde), la personne peut aborder son trauma psychologique de manière sécurisée et contrôlée, sans être submergée par la panique. Le thérapeute guide le patient pour reprogrammer les associations négatives attachées à l’événement, libérer progressivement les émotions bloquées et renforcer les ressources intérieures. Au fil des séances, l’impact émotionnel du traumatisme diminue, ce qui permet au patient de se sentir apaisé et de reprendre le contrôle de sa vie.
- Quels sont les effets de l’hypnothérapie sur les souvenirs traumatisants ?
L’hypnothérapie a pour effet principal de modifier la perception des souvenirs traumatisants afin de les rendre moins douloureux. En état hypnotique, le patient peut classer ses souvenirs difficiles avec plus de distance, ce qui réduit la charge émotionnelle qui y est associée. Progressivement, les souvenirs traumatiques deviennent moins envahissants : ils restent présents en mémoire, mais provoquent moins d’angoisse ou de détresse. En résumé, l’hypnose vient un peu désensibiliser le souvenir – la personne se souvient de l’événement sans en revivre toute la détresse, ce qui facilite la guérison.
- Combien de séances d’hypnose faut-il pour guérir un traumatisme psychologique ?
Le nombre de séances d’hypnose nécessaire pour guérir ou surmonter un traumatisme psychologique peut varier selon les individus et la gravité du trauma. Certaines personnes ressentent un soulagement notable après seulement 2 ou 3 séances, notamment pour des traumatismes moins complexes. Pour des traumatismes plus sévères ou anciens, il peut falloir davantage de séances étalées sur plusieurs semaines voire quelques mois. L’hypnothérapie est une thérapie brève qui vise des améliorations rapides, mais chaque personne avance à son rythme ; le thérapeute adaptera donc la durée du traitement en fonction des besoins de chacun.
- Que se passe-t-il lors d’une séance d’hypnose pour un traumatisme psychologique ?
Lors d’une séance d’hypnose axée sur le traumatisme, le déroulement est généralement le suivant : le praticien commence par vous mettre en confiance et vous guider dans un état de relaxation profonde (induction hypnotique). Une fois en transe hypnotique, il peut vous amener à travailler en dissociation le souvenir traumatique de façon sécurisée et distanciée, ou à travailler sur les émotions liées à cet événement. Le thérapeute utilise des suggestions positives et des visualisations pour aider à apaiser les réactions négatives (peurs, angoisses, images intrusives) associées au trauma. Enfin, il vous ramène progressivement à l’état d’éveil et discute avec vous de ce qui a été ressenti pendant la séance, afin de consolider les progrès réalisés.
- L’hypnothérapie peut-elle remplacer une thérapie classique pour soigner un traumatisme ?
L’hypnothérapie est une forme de thérapie à part entière et, dans certains cas, elle peut effectivement suffire à traiter un traumatisme psychologique. Pour certaines personnes, cette approche peut parfois remplacer ou raccourcir une thérapie classique, en apportant des résultats plus rapides sur les symptômes du trauma. Cependant, chaque situation est unique : pour des traumatismes très complexes, l’hypnose sera souvent utilisée en complément d’une psychothérapie traditionnelle ou d’un suivi médical. L’idéal est de suivre les conseils d’un professionnel qualifié, qui pourra déterminer si l’hypnose peut être utilisée seule dans votre cas ou si elle doit s’inscrire dans une prise en charge plus globale.
- Y a-t-il des risques ou des contre-indications à l’hypnose pour les personnes traumatisées ?
Pratiquée par un professionnel qualifié, l’hypnose est généralement sûre et sans danger pour traiter un traumatisme psychologique. Il n’y a pas de risque de « perdre le contrôle » : le patient reste conscient de ce qui se passe et peut sortir de l’état d’hypnose à tout moment s’il le souhaite. Les effets secondaires physiques sont très rares, mais il existe quelques contre-indications relatives : par exemple, l’hypnose est déconseillée (sauf avis médical) aux personnes souffrant de troubles psychotiques graves ou d’épilepsie non contrôlée.
- L’hypnose est-elle adaptée à tous les types de traumatismes psychologiques ?
Dans la grande majorité des cas, l’hypnose s’adapte à tous les types de traumatismes psychologiques. Qu’il s’agisse d’un traumatisme unique (comme un accident, une agression) ou de traumatismes répétés (abus durant l’enfance, vécu en zone de guerre, etc.), l’hypnothérapeute va personnaliser son approche en fonction de l’histoire et de la sensibilité du patient. L’hypnothérapie peut aider à apaiser les symptômes tant pour un traumatisme récent que pour un trauma ancien enfoui depuis des années. Bien sûr, chaque personne est différente : dans de très rares cas particulièrement complexes, l’hypnose devra être combinée à d’autres formes de thérapie, mais elle reste un outil efficace pour la majorité des traumas psychologiques.
- L’hypnothérapie peut-elle aider à libérer les émotions bloquées liées au traumatisme ?
Absolument. L’hypnothérapie est justement connue pour aider à débloquer les émotions refoulées après un choc traumatique. En état d’hypnose, la personne accède à un niveau de conscience où elle peut retrouver et exprimer des ressentis profonds qu’elle avait enfouis ou qu’elle n’arrivait pas à extérioriser. Le thérapeute guide alors le patient pour qu’il exprime et relâche ces émotions en toute sécurité. Ce processus apporte souvent un grand soulagement émotionnel, car des sentiments longtemps retenus (tristesse, colère, peur) sont enfin libérés de manière constructive et apaisante.
- Peut-on guérir un traumatisme psychologique sans médicaments grâce à l’hypnose ?
Oui, il est tout à fait possible de guérir d’un traumatisme psychologique sans médicaments en ayant recours à l’hypnose. L’hypnothérapie agit directement sur le mental et les émotions, ce qui permet d’atténuer les symptômes du traumatisme (angoisses, insomnies, flashbacks) de façon naturelle, sans traitement médicamenteux. Beaucoup de personnes privilégient cette approche douce, car elle évite les effets secondaires des médicaments et s’attaque à la cause profonde du mal-être plutôt qu’aux seuls symptômes. Bien sûr, dans certains cas graves, un médecin peut proposer un accompagnement complémentaire (comme des anxiolytiques ou antidépresseurs temporaires), mais l’hypnose en elle-même est un outil puissant pour se libérer d’un traumatisme sans avoir besoin de médicaments sur le long terme.
Sources
- https://www.camh.ca/fr/info-sante/index-sur-la-sante-mentale-et-la-dependance/les-traumatismes-psychiques#:~:text=Aper%C3%A7u,personnes%20que%20pour%20d'autres.
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Traumatisme_psychologique
- https://www.psycom.org/sinformer/la-sante-mentale/les-troubles-psy/trouble-de-stress-post-traumatique/
- https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/stress-post-traumatique/quelles-sont-les-consequences-psychologiques-d-une-exposition-a-un-evenement-traumatisant-comme-les-attentats
- https://www.inserm.fr/dossier/troubles-stress-post-traumatique/
- https://www.academie-medecine.fr/le-dictionnaire/index.php?q=traumatisme%20psychique%20%28manifestations%20imm%C3%A9diates%20ou%20rapproch%C3%A9es%29
- https://www.educasante.org/connaissances/epidemiologie/definition-et-classification-des-traumatismes/
- https://www.rcpsych.ac.uk/mental-health/translations/french/se-remettre-dun-%C3%A9v%C3%A8nement-traumatique
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Hypnothérapeute intervenant au CHU de Caen